UNISEP est une association à but non lucratif mettant en relation différentes associations autour d'un thème fédérateur : la Sclérose En Plaques
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Traitements

Les progrès thérapeutiques accomplis ces dernières années ne permettent pas encore de guérir de la sclérose en plaques.

 

Néanmoins, des traitements efficaces ralentissent son évolution et réduisent les symptômes permettant d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie. 

 

Les traitements de fond sur le long terme

 

Pris régulièrement, les traitements de fond ralentissent l’évolution de la maladie et diminuent la fréquence des poussées. Ils sont principalement destinés aux patients ayant des formes rémittentes ou secondairement progressives avec poussées surajoutées.

 

Une poussée est définie par l’apparition, la réapparition ou l’aggravation de symptômes ou signes neurologiques durant au moins 24 heures avec régression totale ou partielle. On parlera de poussée uniquement lorsque ces symptômes ou signes neurologiques surviennent en l’absence de fièvre ou de problème infectieux associé (rhume, grippe).

 

Trois types de traitements de fond existent :

 

1) les immunomodulateurs qui limitent l’intensité de la réponse inflammatoire.

 

2) les immunosuppresseurs qui agissent directement sur les cellules immunitaires entrainant une modification ou une suppression de leur réponse. Ces traitements se prennent soit en injection intra musculaire (dans un muscle) soit par voie sous-cutanée (sous la peau) une à plusieurs fois par semaine et avec des dosages différents, la personne atteinte par la SEP peut procéder elle-même à ses injections.

 

Ils permettent une réduction de la fréquence des poussées d’environ 30%.Les effets indésirables sont généralement des douleurs au site d’injection et des signes pseudo-grippaux (fièvre, frissons, courbatures, maux de tête,…). Ces effets diminuent puis disparaissent souvent complètement après quelques mois de traitements.

 

3) les anticorps monoclonaux. Ils ont une action très ciblée contrairement aux traitements précédents qui agissaient sur le système immunitaire en général. Leur efficacité est supérieure à celle des immunomodulateurs et immunosuppresseurs. Ces traitements sont soit injectés à l’hôpital une fois par mois, soit pris par voie orale une fois par jour.

 

En raison des effets indésirables graves qui peuvent survenir, ces traitements sont donnés chez les patients n’ayant pas répondu aux immunomodulateurs et/ou immunosuppresseurs et ayant une évolution rapide de la maladie.

Le traitement des poussées

 

Le traitement des poussées est un traitement ponctuel. Pris de manière ponctuelle, le traitement des poussées vise à atténuer la durée et l’intensité de l’attaque inflammatoire. Il repose sur des perfusions par voie intraveineuse de corticoïdes (puissants anti-inflammatoires) sur une courte période généralement en milieu hospitalier.

 

Le Dr Bruno Stankoff est neurologue et exerce à l’Hôpital Tenon à Paris. Il fait parti également du Comité Inter-Régional Médical de la Fondation ARSEP et du Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière, INSERM. Il décrit ci-dessous les traitements pour la sclérose en plaques.

Ces vidéos ont été réalisées par l'Association des Paralysés de France (APF).

Les traitements symptomatiques

 

Les différents traitements symptomatiques sont destinés à améliorer la qualité de vie des patients en diminuant la gêne provoquée par les symptômes cliniques. Ils peuvent intervenir sur la fatigue, la raideur des membres, les troubles urinaires, la dépression, les troubles sexuels,…

 

La prise en charge de ces symptômes peut se faire soit par médicament soit par une prise en charge paraclinique (kinésithérapeute, psychologue, orthophoniste,...).

 

Des solutions existent, parlez à votre médecin !

 

Il est essentiel qu’une personne atteinte par la SEP parle de tous ses symptômes à son neurologue. Grâce à une bonne communication, une équipe pluridisciplinaire, constituée autour d’un neurologue, et composée par exemple d’un urologue, d’un médecin rééducateur, d’un ophtalmologue, d’un psychologue, d’un kinésithérapeute, d’un infirmier, d’un assistant social, d’un orthophoniste,… pourra encadrer de façon efficace la personne atteinte. Ainsi, un suivi optimal de la maladie sera assuré.

 

Les traitements à venir

 

En 2014, plusieurs médicaments par voie orale vont être disponibles. Les résultats des essais cliniques montrent une réduction de la fréquence des poussées de 30% à 50 % et du risque de progression du handicap pour certaines personnes atteintes de la SEP.

 

Ces médicaments oraux ont des effets secondaires faibles et une bonne tolérance. Cet arsenal thérapeutique va augmenter les possibilités de choix du traitement, qui devra se faire dans un souci de bénéfice/risque et de qualité de vie.